La rentrée des cartels se tiendra à Marseille, samedi 21 novembre 2026, elle aura pour titre « La temporalité du cartel ». Lors de la première partie, Françoise Haccoun, Déléguée aux cartels en MAP et membre de la commission des Cartels interviendra puis quatre cartellisantes présenteront leur travail de cartel : Alice Chaix, Lolita Lilamand, Isabela Otechar-Barbosa et Lola Sidhoum.
Philippe Benichou, psychanalyste à Paris, membre de l’ECF et de l’AMP et responsable de la commission des cartels de l’ECF, commentera leurs interventions puis interviendra sous le titre : « Le cartel comme expérience analytique » et nous fera entendre ce qu’il en est du sujet de l’énonciation quand il s’inscrit dans une communauté de travail.
À l’issue de l’après-midi, un tirage au sort permettra la constitution de nouveaux cartels.
Programme
Comme tous les ans, la rentrée des cartels, met au premier plan ce que Lacan considère comme « l’organe de base » du travail de son École. Le cartel à ce titre est un moyen incomparable d’élaboration de savoir.
Quelle peut être la portée du cartel ? Le travail de cartel a des effets non seulement sur les liens de travail dans notre communauté mais aussi sur la place de la psychanalyse dans le monde. Il devient à ce titre non seulement un enjeu épistémique mais aussi politique.
À quelle logique temporelle répond le cartel ?
Ce petit groupe innovant réunit des personnes en présence, cartellisants et plus-un, qui travaillent ensemble dans un temps limité. Nous nous proposons de réfléchir sur cette temporalité du cartel. En effet, pour prévenir les effets de colle et de groupe, la permutation doit se faire au terme fixé d’un an, deux maximum. Le facteur temps est
essentiel à la structure et aux finalités du cartel. La dissolution anticipée vise à introduire la hâte qui favorise la précipitation dans la production, dans l’élaboration d’un savoir.
A l’issue de l’après-midi, un tirage au sort permettra la constitution de nouveaux cartels.
Première partie
Ouverture : Françoise Haccoun, Déléguée aux cartels en MAP, membre de la commission des Cartels
Quatre produits de cartels laisseront entendre l’acuité, l’opérativité de l’invention de Jacques Lacan. Nous constaterons à quel point le cartel reste, des années après sa création, un lieu et un lien « où chacun aura carrière de démontrer ce qu’il fait du savoir que l’expérience dépose1 ».
Lacan J., « Acte de fondation », 1964, Autres Écrits, Paris,
Seuil, Le Champ Freudien, 2001.
Les Cartellisantes : Alice CHAIX, Lolita LILAMAND, Isabela OTECHAR-BARBOSA et Lola SIDHOUM
Mise à ciel ouvert des trois textes des cartellisantes commentés par Philippe Benichou
Seconde partie
Intervention de Philippe Benichou
« Le cartel comme expérience analytique »
Nous développerons ce qui fait du cartel un mode de travail en groupe dont le fonctionnement est conçu pour tenir compte de l’implication de l’inconscient dans le rapport au savoir et, comme dans l’expérience analytique, pourquoi, selon le mot de Lacan, « il faut le temps ».
